ACTUALITESSPORTS

Entretien – Mame Moussa Cissé : « Ça ne sert à rien de gagner son premier match et de se faire sortir … »

Après avoir conduit la sélection féminine sénégalaise à sa deuxième participation en phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations, Mame Moussa Cissé vit sans doute ses meilleurs moments avec les Lionnes qui comptent à jamais écrire leurs noms dans les annales du football sénégalais. A moins de 24 heures de leur deuxième rencontre contre le Burkina Faso, le technicien sénégalais s’est exprimé au micro de wiwsport.

Entretien !

Comment avez- vous vécu votre historique victoire d’hier ?

On avait vraiment envie de bien démarrer cette compétition avec une victoire. C’est fait. Les matchs sont très rapprochés diminuent les enjeux. Il fallait lâcher prise. C’est la première victoire du Sénégal en Coupe d’Afrique des Nations. C’est la première fois qu’une équipe sénégalaise marque un but. C’est vrai que c’est historique mais tout cela n’aura de sens que si on se qualifie après. On va être focus sur notre prochain adversaire. Ce sera un match très important. Ce sera un contexte particulier où nous jouons avec deux jours d’intervalle. On a joué un adversaire physique, très accrocheur et qui avait quelques soucis sur le plan physique. On a su avec le staff médical essayer de remettre les choses en ordre. On va se préparer pour faire un bon match demain.

Votre adversaire aura un jour de plus de repos, ne serait-il pas un handicap pour vos joueuses ?

Bien sûr que si, ça peut impacter sur ce match. Dans le football de haut la récupération est très importante. On va faire une séance et on ne sait même pas si ce sera pour la veille de match ou lendemain de match. Il va falloir s’adapter. On n’a pas le choix, on n’a pas à se plaindre. Nous le savons depuis 2 ou 3 mois. Nous nous sommes préparés en conséquence. On va travailler à mettre une équipe compétitive, on a un effectif pour ça. C’est un peu les aléas du calendrier. Le Maroc va jouer après nous après avoir joué son premier match 24h avant nous. Le Burkina va avoir 24h de plus dans la récupération. Nous allons travailler avec notre staff médical et préparateur physique pour que nos filles soient d’attaque. On a joué 4 matchs en 12 jours et c’était déjà pour préparer cette surcharge physique. Quelques soient les conditions, ou l’adversaire le mot d’ordre sera c’est d’aller en quart de finale et si ce n’est pas une motivation pour les filles je n’aurais pas de mot pour les dire qu’elles peuvent encore écrire l’histoire. Je suis sûr qu’elles donneront le meilleur d’elle-même.

Est-ce que vous avez pensé à faire tomber l’euphorie de cette victoire historique avant votre prochain match ?

On a fait la fête dans les vestiaires, mais dès qu’on est rentrée dans le bus après le match, l’euphorie est tombée. On a vu une équipe focus sur son prochain. Ça ne sert à rien de gagner son premier match et de se faire sortir pour les deux matchs suivants. Il y a la possibilité d’aller en quart de finale et de se mettre à l’abri. Il faut continuer à être professionnel. Ce qu’on a déjà fait est bien mais on gardera ça et il faut que ça nous serve. Il faut que le prochain challenge soit de se qualifier en quart de finale. On parle du premier but, on parle de la première victoire et on parlera de la première qualification en quart de finale. On pense Burkina Faso en ce moment.

Justement, face au Burkina Faso, comment comptez-vous aborder le match ? 

On respecte nos adversaires parce que ça peut être difficile par moment. Nous avons des éléments de par les observateurs que nous avons eu à envoyer sur leurs matchs. Nous avons des stratégies. Nous avons nos points forts de même que l’adversaire. Mais on misera d’abord sur notre collectif, notre collectif, notre engagement et notre volonté à faire des efforts. Ces matchs seront très disputés. Rien ne sera donné.

Quel est l’état actuel de l’infirmerie de cette sélection ?

Elles vont bien. Elles vont pouvoir s’entraîner avec un programme aménagé. Leurs blessures n’ont pas nécessité des examens supplémentaires. Ce matin je les ai retrouvés avec beaucoup de joie au restaurant. On verra comment faire pour  qu’elles puissent jouer. On verra aussi quel mécanisme mettre en place pour les remplacer au cas échéant. C’est une compétition qui est longue, on a besoin de tout le monde. Je rassure tout le monde Mbayang Sow et Nguenar se portent bien. Elles vont revenir sur le terrain.

Qu’en pensez-vous de la progression des équipes Ouest-Africaine dans le football féminin, nous avons vu, le Togo, le Sénégal, le Burkina Faso… ?

Nous sommes en train de faire une grande progression pour la promotion du football féminin. On se rend compte aujourd’hui qu’il y a une bonne politique pour la promotion du football féminin partout en Afrique. C’est vrai que certains pays de l’Afrique de l’Ouest découvrent la CAN mais il y’en a d’autres qui étaient déjà là. Je suis convaincu qu’il y’aura beaucoup d’avancé dans les prochaines années. Du point de vue organisation et environnement cette CAN n’a rien à envier à une CAN masculine.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page