Choix de l’avocat français Me Juan Branco pour sa défense: « Sonko semble avoir abandonné ses principes qu’il… »


Le très tonitruant avocat français, Juan Branco, va débarquer au Sénégal bientôt pour être aux côtés de l’opposant Ousmane Sonko dont l’audience en diffamation qui l’oppose au ministre Mame Mbaye Niang, se tient le 30 mars. Seulement que ce choix du maire de Ziguinchor est critiqué par ses détracteurs. Dans une publication sur Facebook, le Groupe d’informations Républicain estime que « Sonko semble avoir choisi un avocat en fonction de son image médiatique plutôt que de ses compétences juridiques »
« Il est regrettable de constater l’attitude de Ousmane Sonko dans le choix de son avocat pour le procès de diffamation qui l’oppose à Mame Mbaye Niang. En se tournant vers Juan Branco, un avocat français, Sonko semble avoir abandonné les principes qu’il a longtemps défendus en faveur de l’anti-français », ont regretté les Républicains.
En effet, poursuivent-ils, Sonko a toujours prôné la souveraineté du Sénégal et la nécessité de se débarrasser de l’influence française dans les affaires sénégalaises. En choisissant un avocat français pour le représenter, il va à l’encontre de ses propres convictions et cela soulève des questions sur sa crédibilité en tant que leader politique.
« De plus, le Sénégal regorge d’avocats expérimentés et talentueux qui pourraient défendre Sonko avec succès. En choisissant un avocat étranger, Sonko semble manquer de confiance en la capacité de ses compatriotes à le représenter. Cette attitude est non seulement insultante pour les avocats sénégalais, mais elle montre également un manque de patriotisme et de confiance en soi », renchérissent-ils.
Enfin, le choix de Juan Branco, un avocat controversé connu pour ses prises de position radicales, soulève des questions sur la stratégie de défense de Sonko. « Sonko semble avoir choisi un avocat en fonction de son image médiatique plutôt que de ses compétences juridiques. Cela laisse supposer que Sonko cherche davantage à gagner la bataille médiatique que la bataille juridique ».