TER, L’APIX JOUE LE PRESSING EN FRANCE


Lancés en mars 2022, les 17 mois de travaux pour la deuxième phase du Ter ne doivent pas être dépassés. Le Directeur général de l’Apix s’est déplacé en France pour le faire savoir aux fournisseurs des 7 rames. Abdoulaye Baldé a été assuré du respect des délais. Un coup de pression nécessaire pour accélérer la cadence.
Par Malick GAYE – Le Directeur général de l’Apix, Dr Abdoulaye Baldé, s’est rendu à Reichsoffen, près de Strasbourg, en France, pour constater l’état d’avancement des réalisations de la commande des nouvelles rames du Train express régional (Ter), informent les services de communication de l’Agence, via un communiqué. Selon le document, les 7 rames sont mises sur les rails de l’atelier de l’usine alsacienne pour l’exploitation de la phase 2 du projet Ter qui relie la ville de Diamniadio à l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) dont les travaux de la nouvelle gare sont en cours. «A l’usine de Caf-Alstom, le Dg Abdoulaye Baldé et sa délégation ont eu droit à une visite guidée des lignes de fabrication. Des assurances leur ont été données quant au respect des délais par les deux structures qui ont fusionné leurs actifs», lit-on dans le communiqué.
Malgré les explications fournies par les responsables de cette usine chargée de la production de rames du Ter qui ont rassuré le Dg de la Senter qui a également pris part aux échanges, Dr Abdoulaye Baldé a, d’après le communiqué, rappelé aux fournisseurs l’impératif du respect des délais. Il n’a pas manqué de souligner que le chef de l’Etat y attache du prix. D’autant que la deuxième phase du Ter est très avancée. D’ailleurs, M. Baldé a fait savoir aux partenaires français que le chef de l’Etat envisage une troisième phase qui devra desservir la ville de Mbour et celle de Thiès.
Les travaux de la deuxième phase du Ter ont été lancés le 5 mars 2022, soit 3 mois après le lancement commercial des activités du Ter. Ce dernier relie, en une vingtaine de minutes, les 36 km qui séparent le centre de Dakar de la ville nouvelle de Diamniadio. La ligne sera prolongée de 19 km, soit sur le tronçon entre Diamniadio et Diass, où se trouve l’Aibd. A terme, il devra desservir les départements de Thiès et Mbour. Les travaux, d’un montant de 204 milliards de francs Cfa, sont financés par la Banque islamique de développement (Bid), la Banque africaine de développement (Bad), la Banque d’investissement de la Cedeao (Bidc) et des prêts français.
La cérémonie de lancement des travaux de la deuxième phase a été marquée par le discours du président de la République. Macky Sall avait tenu à faire entendre aux titulaires du marché qu’il est hors de question de dépasser les délais. «Pour que les 17 mois contractuels puissent être tenus. En tout cas, on ne pourra pas dépasser les 17 mois, c’est certain. Cela va permettre de livrer la voie avant décembre 2023. Nous voulons plus d’espace pour les 7 trains», avait affirmé le président de la République.